La RSE au coeur de nos décisions


Expert reconnu de la finance verte, Crédit Agricole CIB finance ses premiers projets d’énergie renouvelable dès 1997 et, depuis 2012,
se positionne comme le leader mondial du marché des green bonds. Eric Cochard, responsable du développement durable, revient sur
plus de 20 ans d’engagements et sur les grands principes qui ont guidé Crédit Agricole CIB.

Pourquoi et en quoi les banques ont-elles un rôle majeur dans la RSE ?

 

Eric Cochard : S’il n’appartient pas à une banque de se substituer à ses clients ou aux pouvoirs publics, elle peut néanmoins, par le choix de sa politique de financement, contribuer à l’atteinte d’objectifs sociétaux.

 

Cette responsabilité sociétale est fortement inscrite dans les gènes du Crédit Agricole qui a toujours joué un rôle actif d’accompagnement des territoires et des mutations nécessaires. 

 

Aujourd’hui, l’urgence de la transition énergétique et écologique est bien connue et c’est tout naturellement que Crédit Agricole CIB inscrit son action dans cet enjeu majeur qui mêle lutte contre les dérèglements climatiques, préservation de la biodiversité et respect des droits humains.

Photo de Eric Cochard

Au-delà de l’exigence de responsabilité sociétale, ces questions constituent également, et de plus en plus, pour les acteurs financiers des facteurs de risques à part entière. Risque de réputation qui peut affecter durablement l’image d’une banque et la confiance de ses clients. Mais aussi et surtout, risque de crédit lié à l’impact des facteurs environnementaux et sociaux sur le modèle économique des clients de la Banque. Nous avons décidé de quantifier et de cartographier l’enjeu climatique associé à nos financements il y a déjà plus de 10 ans afin de pouvoir identifier des actions prioritaires. 

 

Ainsi, dès 2011, Crédit Agricole CIB a été la première banque à calculer la quantité de gaz à effet de serre liée aux activités économiques financées en partenariat avec l’université Paris-Dauphine et l’Ecole Polytechnique. Cette cartographie nous a permis d’identifier les secteurs présentant le plus d’enjeu pour nous. Pour chacun de ces secteurs, nous avons alors défini des politiques sectorielles visant à limiter les impacts de nos financements et investissements.   

Limiter l'impact des financements
« S’il n’appartient pas à une banque de se substituer à ses clients ou aux pouvoirs publics, elle peut néanmoins, par le choix de sa politique de financement, contribuer à l’atteinte d’objectifs sociétaux. »
Eric Cochard responsable du développement durable
enjeux climatiques

Quels sont les grands principes qui ont guidé la vision de la RSE au sein de Crédit Agricole CIB ?

 

E.C. : Tout d’abord, compte tenu de l’importance stratégique des enjeux, il nous est  apparu essentiel de maîtriser les métriques et outils et de ne pas se reposer sur des approches clefs-en-main développées par des consultants. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de conclure des partenariats universitaires. Par cette démarche originale, nous avons fait le choix d’affronter directement la complexité des sujets. 

 

Ensuite, nous avons recherché l’exhaustivité et la cohérence d’ensemble de la démarche. Nous avons donc refusé de nous focaliser sur un type de financements, comme les financements de projets, ou un secteur d’activité, comme la production d’électricité, qui ne constituent nécessairement qu’une part limitée de notre activité. Cela nous a conduits à adopter une vision macro-économique de l’enjeu climatique qui, seule, permet une bonne compréhension de l’ampleur et de la cartographie des enjeux.

Evaluer l'Indice de Risque de Transition des clients

Une fois cette connaissance acquise, sans laquelle la pertinence d’analyses qui se veulent plus précises est en fait souvent illusoire, il a été possible de travailler dans deux directions complémentaires : d’une part, nous sommes passés d’une appréciation des niveaux d’enjeux actuels, «statiques» en quelque sorte, à une vision dynamique mesurant les risques climatiques dans le cadre de scénarii ; d’autre part, nous avons complété l’évaluation macro-économique des enjeux par une appréciation différenciée de la capacité de transition de nos clients Corporate.

Nous en avons déduit un Indice de Risque de Transition spécifique à chaque client.  

 

Des étapes importantes restent encore à franchir, mais les résultats obtenus en une dizaine année sur une problématique totalement nouvelle sont déjà remarquables.

 

 

 

  • +20 ans d’expérience en financements de projet d’énergie renouvelable
  • 48,1 Md € d’obligations vertes, sociales et durables arrangées pour ses grands clients
  • 114 Md € de nouveaux financements dédiés à la transition énergétique entre 2016 et 2018
  • 64% part desprojets de génération électrique renouvelable en nombre de dossiers en 2018
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