Paroles de collaborateurs - Marie Rakotopara, Chef de projet IT innovation

Chef de projet IT innovation au sein de l'équipe IT en charge des outils à destination de la direction de la conformité de Crédit Agricole CIB, Marie Rakotopara explique son parcours et son métier.

Photo de Marie Rakotopara« Au sein de l'équipe IT en charge des outils à destination la direction de la conformité, je réalise la gestion de projets innovants (Intelligence artificielle, Data Visualisation, chatbot ...). Mon rôle est d’assurer le bon avancement de ces projets, avec la qualité attendue par le métier. J’interagis au quotidien à la fois avec le métier de la conformité, les équipes de développements localisées à Singapour, ainsi qu’avec les autres équipes IT contributrices de nos projets.
Je m’appuie sur les connaissances et l’expérience de mes collègues de l’IT conformité et mes managers qui sont là pour m’épauler au besoin. J’assure également un rôle de conseil en relayant aux équipes projets les visions d’architecture, sécurité et urbanisation partagées au sein de l’IT. Je participe au suivi budgétaire en suivant la consommation au fur et à mesure du projet, et en remontant les alertes quand nécessaire. »

Pouvez-vous décrire le métier de Chef de projet IT innovation ? 

Marie Rakotopara : Les projets innovants ne peuvent pas être menés comme des projets classiques. Ils peuvent être remplis d’incertitudes et d’aléas. La créativité, la remise en question et l’écoute sont donc de mise pour imaginer au quotidien les solutions les plus adaptées aux besoins du métier de la conformité.

Mon rôle est également de créer un environnement sain et sympathique pour faire fonctionner l’esprit d’équipe, primordial en général et encore plus sur les projets innovants, et de gagner la confiance des utilisateurs finaux, qui seront les ambassadeurs du nouvel outil à créer.

Dans un contexte pluridisciplinaire et pluriculturel, une bonne maîtrise des différences de profils est nécessaire au quotidien afin d’adopter le bon niveau de communication orale comme écrite.

Quels sont les grands temps forts de votre métier sur l’année ? 

Marie R. : L’année est rythmée par l’ordonnancement des projets. Nous rencontrons des temps forts au moment du lancement de nouveaux projets, lorsqu’il faut monter une nouvelle équipe, avec des acteurs qui ne se connaissent pas toujours, imaginer ensemble la vision cible et organiser notre quotidien.

Puis, lors de la livraison en production, les utilisateurs finaux voient la concrétisation des besoins qu’ils ont exprimés plusieurs mois auparavant, et voient leur métier et leur quotidien améliorés par le nouvel outil que nous avons co-construit avec eux. Nous avons pour habitude de célébrer cette mise en production par un déjeuner ou bien un pot convivial avec tous les collaborateurs ayant participé au projet.

En deuxième partie d’année, du temps est réservé avec les autres chefs de projets et le métier, afin de déterminer la liste des sujets éligibles à l’année suivante, de les chiffrer et les ordonnancer pour créer la roadmap de l’année suivante.

Pouvez-vous nous décrire une journée type ?

fonction de l’avancement de chaque projet, je m’assure que l’ensemble de l’équipe projet a toutes les clés en main pour réaliser les travaux en cours, réponds aux sollicitations de chacun afin de débloquer les situations difficiles, anime les réunions de synthèse pour le management et participe aux ateliers de réflexion. Je communique au quotidien à la fois avec des personnes sur place mais également à distance avec les équipes de développements en Asie, et certains utilisateurs qui peuvent également se situer dans nos filiales à Londres notamment.

Je ne passe pas tout mon temps en réunion, mais passe également un peu de temps seule en participant à la formalisation écrite et concrète des réflexions en cours, par exemple par la création de maquettes ou bien la schématisation de composantes du projet. Cela permet, dans un contexte d’innovation, de représenter les grandes idées du projet et de les faire valider.

Une journée type est aussi rythmée par les points de synchronisation informelle, autour d’un café par exemple. Ils permettent de parler librement et avec moins d’acteurs pour débriefer des réunions, et échanger sur des points de complexité. Ce sont souvent eux qui font émerger de nouvelles idées. Le quotidien est finalement marqué par l’interaction constante avec l’ensemble de l’équipe projet, à l’oral lors des réunions, par téléphone, ou bien via les outils de chat internes.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Quel parcours faut-il avoir pour accéder à votre poste et quelles sont les possibilités d’évolutions ?

Marie R. : De formation ingénieur, j’ai d’abord assuré le rôle de business analyst sur des projets plus petits et plus standards. J’ai également une expérience de 3 ans au sein des équipes de développement à Singapour. Ce parcours m’assure une base de connaissances à la fois techniques et fonctionnelles variées. Une simple formation de gestion de projet a complété ce savoir par des méthodes et clés que je peux appliquer sur ce poste.

Des parcours très divers peuvent amener à ce poste, puisque c’est surtout la variété des connaissances, la rigueur et l’ouverture d’esprit qui sont requis. Une expérience préalable sur des projets IT et sur la gestion de projet en général est nécessaire.

Quels messages, souhaiteriez-vous transmettre aux personnes qui se projettent sur un poste similaire au vôtre ?

Marie R. : Pour gérer des projets IT innovants il est nécessaire de favoriser la créativité devant les méthodes et les standards. Pour ce faire l’adhésion au projet et la bonne communication permettent d’avoir le soutien des acteurs et du management, pour faire avancer le projet dans le bon sens. Une croyance populaire dit que les grandes entreprises ne sont pas capables d’innover, et pourtant plusieurs processus métier Crédit Agricole CIB incluent désormais des composantes IA.

Par essence un projet innovant fait appel à des technologies peu connues et donc possède un risque d’échec plus fort qu’un projet classique. L’essentiel est d’identifier au plus tôt les composantes projet portants ce risque, afin de les mettre en priorité.

Pour se démarquer sur ce poste, il est bienvenu d’avoir un temps d’avance en prenant du recul et en anticipant les besoins métiers. En faisant de la veille par exemple mais en brainstormant également avec des experts dans le domaine, et bien sûr avec le métier lui-même.

 

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