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06/04/2011 / BRÈVES

Semaine du développement durable - Les Principes Equateur au coeur des engagements de Crédit Agricole CIB

Au cours de la Semaine du développement durable, Crédit Agricole CIB présente quelques-unes de ses initiatives en la matière.

Les Principes Equateur sont la référence d'un financement responsable en financement de projets. Découvrez leur application au sein de la Banque avec le témoignage d'Eric Cochard, Responsable du Développement Durable.

Dès leur lancement en 2003, Crédit Agricole CIB est la première banque française à adhérer aux Principes Equateur, devenus la référence d'un financement responsable en financement de projets.

Cet engagement à respecter certaines exigences sociales et environnementales implique au quotidien les équipes des financements de projets. Concrètement, chaque projet fait l’objet d’une notation sur la base de ses impacts potentiels sur l’environnement et le tissu social local. Le respect par l’emprunteur des plans de gestion de ces impacts est une obligation contractuelle, qui est suivi dans le temps.

Eric Cochard, Responsable du Développement Durable, présente en détails ces principes.

Quelle est l’origine des Principes Equateur ?
Une dizaine de grandes banques commerciales internationales, dont le Crédit Agricole (seule banque française) ont convenu en 2003 d’une charte concernant la prise en compte des impacts environnementaux et sociaux des projets d’infrastructure qu’elles financent. Cette charte est connue sous le nom de Principes Equateur.

Que sont les Principes Equateur ?
Les Principes Equateur impliquent un processus de due diligence pour les banques et l’obligation pour leurs emprunteurs d’analyser et de gérer les impacts de leurs projets en conformité avec les standards environnementaux et sociaux de la Banque Mondiale et notamment ses critères de performance.

Pouvez-vous préciser ces critères ?
Ces critères concernent des thèmes tel que le déplacement forcé de population, le respect de la biodiversité ou encore les droits humains. L’ensemble des problématiques environnementales et sociales rencontrées sur les grands projets d’infrastructures sont ainsi abordées.

Quelles sont les obligations imposées aux emprunteurs par les Principes Equateur ?
Ils doivent respecter des plans d’actions (préservation de la biodiversité, gestion des déchets et des matières dangereuses…) afin de réduire autant que possible les impacts potentiels négatifs et compenser ceux qui ne peuvent être évités.

Quels sont les intérêts des Principes Equateur pour les banques ?
Leur intérêt est double. Il existe d’abord un intérêt indiscutable pour la gestion du risque d’image en leur évitant d’être associé à des projets dont les impacts ne seraient pas gérés de manière appropriée. Le second intérêt, tout aussi important à mes yeux et qui est directement lié au mode de déploiement des Principes Equateur par Crédit Agricole CIB, est l’apprentissage par les commerciaux de la Banque de la gestion des risques environnementaux. Il se traduit par la capacité à anticiper et donc à gérer le mieux possible la complexité environnementale inhérente à beaucoup de grands projets d’infrastructure dans le monde.

Quels sont les résultats des Principes Equateur ?
Les Principes Equateur ont connu un véritable succès et se sont imposés en peu d’années comme un standard de marché dans l’activité de Financement de Projets. La raison en est sans doute qu’ils constituent une action très concrète de développement durable. Leur objectif n’est pas de réduire le nombre de projets financés mais de prendre en compte de façon optimale les considérations environnementales et sociales. Ainsi, depuis 2003, nous avons pu observer une augmentation de la qualité intrinsèque des projets sur ces aspects, que ce soit pour les études d’impacts, les plans d’actions ou encore la consultation de populations locales, élément-clé des standards de la Banque Mondiale.

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