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26/07/2011 / BRÈVES / CHINE - CORÉE (RÉPUBLIQUE DE ) - HONG KONG - SINGAPOUR

L'équipe de Recherche Fixed Income Markets présente ses perspectives pour l'Asie à la mi-2011

Le roadshow de l'équipe de recherche Fixed Income Markets (FIM) pour la région Asie hors Japon sur les perspectives et les stratégies des marchés à la mi-2011, a eu lieu du 7 au 15 juillet 2011 dans cinq villes asiatiques : Singapour, Hong Kong, Shanghai, Séoul et Taipei. Le roadshow avait pour thème « Maintenir le cap dans la tempête ». Les représentants de l'équipe de recherche FIM ont échangé leurs points de vue avec 562 clients sur les questions suivantes : Le moteur de la croissance mondiale est-il en panne ? - La vie après QE2 : quid de la politique monétaire du G10 ? - Cycliquement haussier et structurellement baissier : pourquoi acheter du dollar ? - L'Asie émergente va-t-elle continuer à tirer la croissance mondiale ? - L'appréciation des devises asiatiques peut-elle résister à un raffermissement du dollar ?


Mitul Kotecha
, responsable de la stratégie mondiale change, a déclaré : « De nombreux risques continuent de peser sur l’économie mondiale mais le trou d’air sera de courte durée. Les États-Unis vont tirer la reprise dans les pays du G3 tandis que l’économie japonaise va rebondir à la faveur des travaux de reconstruction. La croissance européenne sera tirée par l’Allemagne mais les pays périphériques vont continuer de peiner. Pour l’ensemble de l’année 2011, nous tablons sur une croissance du PIBLe Produit Intérieur Brut (PIB) se définit comme la valeur de marché totale de l'ensemble de la production de biens et de services finaux dans un pays donné au cours d'une période donnée (généralement une année calendaire). Le PIB est l'une des principales mesures du revenu national et de la production de l'économie d'un pays donné. de 2,5%, -0,7% et 2,0% respectivement pour les États-Unis, le Japon et la zone euro. Les grandes banques centrales divergent dans la conduite de leurs politiques monétaires. Si nous prévoyons un relèvement du taux des Fed Funds au troisième trimestre 2012, la Banque du Japon ne semble pas pressée de normaliser sa politique et nous n’attendons aucune hausse de taux au Japon sur l’horizon envisagé. La Banque centrale européenne, de son côté, devrait porter son taux refi à 1,75% d’ici la fin de l’année. Les rendements obligataires devraient augmenter, surtout aux États-Unis et en Europe. La fin de la deuxième vague d’assouplissement quantitatif aux États-Unis (QE2) devrait entraîner une profonde modification de la dynamique du marché des changes et la hausse des rendements obligataires américains constituera un facteur de soutien supplémentaire pour le dollar. L’euro devrait pour sa part continuer de pâtir des tensions persistantes dans les pays périphériques de la zone euro, en dépit de la hausse des taux d’intérêt, tandis que la parité USD/JPY devrait progresser sous l’effet de l’élargissement des spreads entre les taux américains et japonais. Nous continuons de privilégier les devises des pays producteurs de matières premières. »

Dariusz Kowalczyk, économiste/stratégiste senior pour l‘Asie hors Japon, a indiqué pour sa part : « Les économies asiatiques émergentes ralentissent progressivement mais leur taux de croissance reste élevé. Nous tablons sur une croissance annualisée de 7,8% cette année, chiffre inférieur à celui de 2010 (9,2%) mais qui reste supérieur à la moyenne sur dix ans. La forte croissance, dopée par la demande intérieure, a entraîné une hausse de l’inflation à laquelle les banques centrales ont réagi en procédant à des relèvements de taux et en enrayant l’afflux de liquidités. Depuis la fin 2010, la Chine et l’Inde ont pris les mesures les plus énergiques. Compte tenu de la perspective d’une baisse des cours des matières premières et d’une atténuation des pressions sur les prix au deuxième semestre, la probabilité d’un nouveau durcissement monétaire apparaît désormais plus limité, et nous prévoyons une ou deux hausses de 25 pbLe point de base (pb) correspond à une unité de mesure des taux d'intérêt. Utilisée sur les marchés financiers, cette dernière équivaut à un centième de point. Les variations des taux d'intérêts étant bien souvent trop faibles pour s'exprimer en points, celles-ci sont alors présentées en centièmes de points. (Source : Optim Finance) sur cette période dans l’ensemble de la région, sauf en Chine, où une pause est à envisager. Nous pensons par ailleurs que la plupart des devises asiatiques vont continuer à s’apprécier face aux grandes devises. Elles doivent leur vigueur au solde positif des balances courantes et cela devrait continuer. Les bonnes perspectives de croissance devraient également attirer davantage d’investissements directs, ainsi que des flux de capitaux sur les marchés d’actions régionaux. La tendance haussière des taux d’intérêt devrait aussi attirer les flux de portefeuille. Les gains des devises asiatiques devraient s’avérer plus importants face à l’euro que par rapport au dollar. Nos devises préférées sont le won coréen, le peso philippin, le yuan chinois et le baht thaïlandais. »

Frances Cheung, stratégiste senior pour l‘Asie hors Japon, a conclu en ces termes : « À court terme, la plupart des courbes de taux asiatiques devraient rester plates, du fait de la poursuite du durcissement monétaire au troisième trimestre et de la réévaluation du risque d’un ralentissement de l’activité économique en Asie. Au delà de cette échéance, on devrait assister à une repentification des courbes. Compte tenu de la perspective d’une baisse des cours des matières premières et d’une atténuation des pressions sur les prix au deuxième semestre, nous nous attendons à une pause dans le cycle de durcissement actuel après le troisième trimestre dans la plupart des économies asiatiques. Dans ce contexte, les taux courts baisseront à la faveur du répit sur le front monétaire, lequel devrait s’accompagner d’un regain d’appétit pour le risque et donc d’un retour des liquidités. Sur la partie longue, les flux de couverture des passifs devraient reprendre une fois que les investisseurs auront réalisé que les perspectives de croissance sont meilleures que prévu, avec à la clé une pentification des courbes. Sur le marché des emprunts d’État, nous continuons de privilégier les obligations indonésiennes, coréennes, thaïlandaises et chinoises, qui offrent des rendements attractifs, tandis que la situation budgétaire des pays concernés reste très saine. L’évolution des rendements et des taux peut également s’expliquer par des facteurs locaux. Ainsi, en Thailande, le rendement des fonds Kimchi arrivant à maturité entraîne une baisse des liquidités en dollars et une hausse du THBFIX à six mois, la partie flottante du THB IRS . À Hong Kong, les abondantes liquidités interbancaires permettent d’amortir les évolutions trop brutales des taux HIBOR, tandis que les taux CNH pourraient s’apprécier si l’offre de produits CNH devait augmenter. »
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