Crédit Agricole CIB, Banque de Financement et d'Investissement

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30/06/2010 / DOSSIERS / RESSOURCES NATURELLES, INFRASTRUCTURE ET ÉLECTRICITÉ

Crédit Agricole CIB, un acteur de longue date dans le secteur de l'électricité

Crédit Agricole CIB est actif en financement structuré sur le secteur de l'électricité depuis le début des années 90. Cet engagement de longue date lui confère une expérience reconnue au plan mondial, tant sur les marchés régulés que déréglementés. Cette activité fait partie de la ligne métier Ressources Naturelles, Infrastructure et Electricité. Cette ligne métier est née du rapprochement de trois domaines : financements de projets, financements structurés de matières premières et Reserve Based Lending.

Alexandra Boleslawski, responsable mondiale électricité, présente l'organisation, l'offre et les atouts de cette activité.

Alexandra Boleslawski : "Notre activité est totalement internationale"


Comment sont organisées vos équipes ?
Nous exerçons notre activité à partir de plusieurs plateformes dans le monde. En Europe, l’équipe Paris/Londres couvre toute l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Nous avons également deux équipes dédiées à Milan et à Madrid pour chacun des deux marchés domestiques. A New York, nous avons une équipe pour couvrir l’Amérique du Nord et une autre pour l’Amérique latine, disposant également de deux personnes au Brésil. L’Asie est couverte depuis Hong Kong avec quelques représentants à Singapour et des correspondants à Tokyo. Enfin, nous avons une équipe à Sydney pour couvrir l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Nous avons ainsi une activité véritablement mondiale et pouvons suivre les projets et les marchés au plus près.

Pouvez-vous présenter votre offre produit ?
Ce sont généralement des produits de dette projet senior (à moyen ou long terme), de dette projet junior ou "holdco financing" ou des financements relais (le temps de structurer le financement de projet à long terme). Ces produits financent des constructions de centrales, des réhabilitations, des acquisitions ou même des privatisations. Nous exerçons également une activité de conseil en financement structuré. Dans tous les cas, nous complétons notre offre avec les produits d’autres lignes métiers de la Banque en rapport avec les risques ou les besoins des projets que nous finançons ou conseillons.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la coordination avec les autres lignes métiers de la Banque ?
La plupart des projets sur lesquels nous travaillons sont exposés à des risques de fluctuation de taux, de devises ou de matières premières. Il existe également des projets pour lesquels les solutions de financement passent par les marchés obligataires. Dans tous les cas, nous identifions ces situations en amont de manière à apporter à nos clients des solutions globales - financement optimisé et couverture des risques. Cette approche nécessite un réel travail d’équipe entre métiers avec une réflexion en amont pour trouver la solution la plus optimale pour le client. Cette coordination permet de maximiser l’offre des différents métiers de la Banque.
 
A quel type de client proposez-vous cette offre ?
Ce sont essentiellement des entreprises souhaitant transférer une partie des risques de leurs projets. Les motivations sont multiples : une capacité d’endettement sur bilan réduite, un souci de rigueur (la technique des financements sans recours étant plus exigeante sur la qualité des montages et des arrangements contractuels), la conséquence logique d’un investissement en consortium (l’endettement étant levé par le consortium plutôt que par chacun de ses membres), ou enfin, la volonté de transférer des risques projets ou des risques pays. Certaines grandes sociétés choisissent ainsi de financer tout leur développement à l’extérieur de leur zone d’origine par des financements sans recours. Nos clients sont principalement des sociétés industrielles européennes, japonaises et américaines, et également quelques sponsors financiers.

Quels sont vos atouts sur ce secteur ?
Tout d’abord notre activité est totalement internationale et nous avons la capacité d’accompagner nos clients dans la plupart des zones géographiques dans lesquelles ils investissent. Nous avons une stratégie de long terme, une grande cohérence dans notre approche du métier et n’avons jamais stoppé l’activité, même dans les périodes de crise (crise des marchés de l’énergie du début des années 2000 ou crise financière très récemment). Les clients apprécient la pérennité et la fiabilité de notre démarche. Enfin, dernier atout de taille, nos équipes sont composées d’experts ayant une très bonne connaissance du secteur et des clients. Ces experts ont une réelle capacité à trouver des solutions innovantes en réponse aux problématiques du client. Nous attachons une grande importance à la qualité de l’exécution des mandats qui nous sont confiés.

Quelques mots sur l’activité de fin 2010 ?
2010 sera je pense une très bonne année. En 2009, nous avons signé 26 opérations avec des rôles de "lead" en financement ou en conseil et durant le 1er semestre 2010, nous avons déjà bouclé 14 opérations.

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Projet Al Dur : Parfaite démonstration de coordination entre métiers

Courant 2008, Crédit Agricole CIB a été mandaté par GDF Suez Energy International et Gulf Investment Corporation (GIC) sur le projet Al Dur. La Banque a joué un rôle clé dans le financement du projet et dans la couverture des risques de taux associés. Ce projet illustre parfaitement la capacité de coordination entre les différentes équipes de la Banque.

Le succès de ce projet est en effet le résultat d’efforts conjoints. L’équipe électricité a en effet travaillé sur l’origination, la structuration et l’exécution du financement de projet en étroite liaison avec les responsables de la relation. A ceci s'ajoute la contribution des équipes de syndication de crédit, de marchés de capitaux pour les couvertures de taux, de Crédit Agricole CIB à Séoul pour la tranche KEIC et de l’équipe de financement islamique et la Banque Saudi Fransi pour les tranches islamiques. Cette qualité de coopération a d’ailleurs été reconnue par la nomination du projet Al Dur au Club des Trente.

Les équipes ont misé sur l’innovation et l’approche multi-sources face à la chute du marché des financements de projets courant 2009. Cette approche est également liée à l’impossibilité de mettre en place le financement prévu à l’origine compte tenu de son montant et de sa durée. Ceci a permis de pallier le manque de liquidité sur le marché de la dette commerciale. Accompagnée par ses partenaires, Standard Chartered et Mashreqbank, Crédit Agricole CIB a remodelé le profil du financement et a optimisé les différentes sources de liquidités identifiées.

A travers le travail effectué sur ce projet, Crédit Agricole CIB a réaffirmé sa position de leader sur le secteur de l’électricité. La Banque a également démontré sa capacité d’adaptation et d’innovation auprès de ses clients.

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Chiffres clés

7 équipes offrant une couverture mondiale

26 opérations signées en 2009

14 opérations réalisées au 1er semestre 2010