La crise financière a changé le paysage bancaire britannique ainsi que les pratiques des banques. Aujourd’hui, ce marché est toujours en phase de consolidation et de reconstruction, mais Londres reste la base européenne de la plupart des banques de financement et d’investissement. Cette place financière reste une source fiable et solide de liquidité pour les acteurs du marché. Elle continue de se développer et de gagner en envergure avec le renforcement par les institutions financières issues des pays émergents de leurs activités londoniennes.
Notre priorité a été de soutenir nos clients en cette période de forte turbulence. Nous avons proposé à chacun d’entre eux les solutions et les produits les mieux adaptés pour les aider à renforcer leurs bilans : optimisation de la dette, rééchelonnement de prêts, augmentations de capital et émissions obligataires. Dans le cadre de notre plan de recentrage et de développement 2008, nous avons également choisi de nous concentrer sur nos grands domaines d’expertise pour accompagner nos clients à chaque étape de leur développement. Ce plan s’est également traduit par un renforcement de nos capacités de distribution des produits de flux avec les gérants d’actifs et les hedge funds.
Quels sont les points forts de Crédit Agricole CIB sur ce marché ?
À Londres, Crédit Agricole CIB peut s’appuyer sur de solides équipes d’origination et de syndication ; cela contribue au leadership de la Banque sur le marché des crédits syndiqués pour la zone EMEA et sur celui des obligations libellées en euros. Londres est par ailleurs le principal centre de notre ligne métier
Change : nous fournissons à nos clients des solutions de couverture du risque de change, en particulier pour les options de change et les devises émergentes. Crédit Agricole CIB pilote également depuis Londres le développement de ses activités
Matières premières. Nous avons récemment mis en place une joint-venture avec EDF Trading pour intervenir sur les marchés de l’électricité, du gaz et du charbon.
S’agissant de nos clients, nous avons noué des relations solides avec les grandes entreprises britanniques. Nos grands domaines d’expertise sont l’énergie, la construction et les infrastructures, l’industrie minière, les transports et les télécoms. Dans le secteur des institutions financières, nous continuons à renforcer nos activités d’origination et de conseil auprès des compagnies d’assurance et des banques, en mettant l’accent sur la structuration des fonds propres dans le cadre des nouvelles réglementations.
Comment vos clients ont-ils accueilli votre changement de nom ?
En février 2010, Calyon est devenu Crédit Agricole Corporate and Investment Bank. Ce nouveau nom a été bien accueilli par nos clients au Royaume-Uni. Il renforce notre réputation sur le marché en nous associant clairement à la solidité financière du groupe Crédit Agricole.