
Retrouvez toutes les informations de Crédit Agricole CIB en temps réel : les réalisations, classements, récompenses, brèves... Et tous les mois notre dossier sur un sujet d'actualité.
Crédit Agricole CIB organise la conférence "Comment faire bouger l'Europe ?" au musée du quai Branly
Le 29 juin, les équipes Fixed Income Markets ont convié 200 clients à une conférence donnée par Christian de Boissieu, Président du CAE et professeur à l’Université de Paris I (Panthéon Sorbonne) au musée du quai Branly à Paris. Cette conférence a été suivie d'un cocktail et d'une visite de l'exposition "Autres maîtres de l’Inde, Créations contemporaines des Adivasi". Dans le cadre du partenariat entre Crédit Agricole CIB et le musée, l'exposition a été exceptionnellement privatisée pour la soirée afin de permettre aux clients de la découvrir.
Lors de cette conférence, Christian de Boissieu a répondu à la question : Comment faire bouger l’Europe ? (Quelles réformes pour davantage de croissance ?).
Il est tout d'abord revenu sur la baisse de l’euro au cours des six derniers mois en expliquant que "cette baisse n’est pas négative, elle permet notamment d’améliorer la compétitivité des entreprises de la zone euro." Puis a ajouté que "cette baisse n’avive pas le danger d’une montée de l’inflation, les pressions sur les coûts et les prix étant actuellement très faibles." Selon lui, le plus grand risque aujourd’hui en Europe n’est pas l’inflation mais la montée du chômage.
En présentant la crise européenne depuis décembre 2009, il a souligné "le pragmatisme de l’Europe avec la mise en place du plan de soutien avec le FMI (2/3 et 1/3). En 2008, après la faillite de Lehman, nous avions d’ailleurs observé ce même pragmatisme avec la mise en place d’un plan de soutien aux banques."
Il considère que, pour sortir de cette crise, l’Europe doit réduire son déficit et sa dette publique sans casser la croissance. Les deux sont compatibles. Il revient alors sur les chiffres de la croissance dans le monde en indiquant que la croissance européenne est de +1%, et donc plus basse que celle des Etats-Unis (+3%) et que de certains pays émergents tels que la Chine avec +10% et l’Inde avec +9%. "A long terme, si aucune action n’est mise en place, la croissance européenne ne devrait pas dépasser +1,5%." , précise-t-il, "il faut donc mettre l’accent sur plusieurs sujets dits structurels comme développer des cofinancements publics/privés, privilégier les financements innovants, développer l’activité recherche et développement, mettre l’accent sur l’enseignement supérieur…."
Christian de Boissieu a conclu par "L'Europe doit s'aider, elle ne doit pas passer en deuxième division". Selon lui, il y a une forte probabilité de réveil et de rebond de l'Europe si les moyens nécessaires sont mis en oeuvre.

